La vie de Charlotte n’est pas destinée à être tranquille... Sa valise est prête et elle aussi ! Elle est aujourd’hui en partance pour six mois de voyage en Asie du Sud-Est, en Inde et au Népal.
Charlotte Guldner a obtenu son Baccalauréat Economique et Social puis a continué en classe préparatoire, en vue d'intégrer l'Ecole Supérieure de Commerce de Strasbourg…
Qu’est ce qui aurait bien pu la détourner du chemin qui semblait tout tracé ? Voilà donc ! La famille de Charlotte possède un petit hôtel-restaurant en Alsace... « Dès que j’ai été en mesure de tenir des assiettes, je me suis vite retrouvée en salle, mais aussi à la plonge, en pâtisserie et au bar. Et je crois que la passion m’a tout simplement rattrapée ! Car pour faire ce métier il faut être passionné, c’est quelque chose que l’on a en nous. Alors après quelques recherches et visites d’écoles, j'ai eu un coup de cœur pour l’Institut Paul Bocuse. Il faut dire que c’est un cadre d’études magnifique et une école de renom. »
Charlotte poursuit sa description : « Lorsque j’y pense, je crois que cela a été mes plus belles années d’études. On y tisse des liens qui sont forts, on est amené à toujours travailler en équipe, s’entraider. Parce que dans ce métier, si l’on ne tient pas compte de son équipe, si on n’avance pas avec et grâce aux gens, on arrive à rien. Ce qui fait la force de cette école, c’est d’être une grande famille. Parce que ne nous cachons rien, on en a fait de bons repas, de belles soirées festives… Et je retiens aussi l’équipe des professeurs et intervenants. Ils ont su nous amener vers la réalité du métier et nous guider. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été soutenue. »
Parlons un peu de l'expérience de Charlotte : « Mon premier stage s’est déroulé à l’hôtel de Sers à Paris. C’est un boutique-hôtel d’une cinquantaine de chambres. J’y occupais le poste de réceptionniste/ concierge. Et quelle expérience. Lorsque l’on sort de sa première année, on est souvent un peu timide… et travailler à la réception d’un hôtel m’a beaucoup appris : c’est là que je me suis épanouie. La réception reste le cœur d’un hôtel, et surtout le cœur de toutes les plaintes ! Qu’il a bien fallu gérer. Cela a été une expérience enrichissante au niveau humain et professionnel. »
En deuxième année : « Je me suis dit qu’il fallait que je prenne un peu le soleil ! Alors direction Miami où j’ai travaillé pour Epoque Hotels. Cette compagnie possède un portefeuille de 300 boutiques-hôtels. J’y ai occupé le poste d’agent des réservations pour ces 300 établissements, puis j’ai fait un peu de Relations Publiques, et aussi de la gestion du site internet (traduction, campagne marketing internet...). Miami a été une belle expérience. Voyager ne m’a jamais fait peur ! Ca a été un atout définitif pour l’anglais et j’y ai fait de belles rencontres. »
La dernière année : « Direction Montréal. Cette ville m’a toujours attirée, elle représentait pour moi un mélange de la culture européenne et américaine. J’ai intégré le service des ventes/banquets de l’hôtel Intercontinental comme coordinatrice. Et je ne peux m’empêcher de remercier mon directeur qui m’a tellement appris. Il a pris le temps de tout me montrer mais surtout de me donner beaucoup de responsabilités. A la fin de mon stage, il m’a engagé et j’y suis restée un an de plus ! Après cette année de plus passée à l’Intercontinental, j’ai eu quelques soucis de visa… mais tout est rentré dans l’ordre et c’est là que j’ai intégré le groupe Antonopoulos en tant que group service manager. C’est une famille grecque venue s’installer dans les années soixante à Montréal. Et depuis ils ont bâti pas moins de quatre hôtels et neuf restaurants. J’ai donc travaillé dans deux de leurs boutiques-hôtels, Le Nelligan et le Place d’Armes. »
Mais la vie de Charlotte n’est pas destinée à être tranquille... Sa valise est prête et elle aussi ! Elle est aujourd’hui en partance pour six mois de voyage en Asie du Sud-Est, en Inde et au Népal !
« Cette opportunité de voyage s’est présentée à moi et j’avoue ne pas avoir hésité une seconde ! Je crois qu’il est important d’ouvrir son esprit, de faire de nouvelles rencontres et surtout de découvrir d’autres cultures. C’est important dans un métier comme le nôtre d’avoir un regard sur ce qui se passe ailleurs. Et à 25 ans on a encore largement le temps de bâtir une carrière. »
Retrouvons Charlotte à son retour pour la suite de ses aventures…