GEORGES MOKBEL
Globe-trotter, tendance, un brin people, pour définir Georges, les qualificatifs ne manquent pas, mais une chose est sûre, c’est qu’il ne vous laisse pas indifférent ! Depuis son appartement de Bloomfield Hills, dans le Michigan, Georges, 25 ans, raconte sa « way of life », sauce américaine...
Quand on lui demande ce qui l’attire dans la cuisine, Georges, en bon méditerranéen, répond que c’est avant tout « la convivialité, recevoir des hôtes …». Quant à son goût pour les voyages, il confie que ses origines n’y sont pas étrangères : « c’est un état d’esprit, paradoxalement, la guerre a suscité le goût des rencontres et d’entreprendre chez nous autres les libanais ».
Résultat : après les formalités scolaires d’usage et quelques modules universitaires en Economie, Gestion et Beaux Arts, l’enfant de Wadi Charour s’envole pour la France, destination l’Institut Paul Bocuse. De 2002 à 2005, il suit le programme Arts culinaires et management de la restauration, promotion « André Daguin ». La licence de management international de l’hôtellerie et de la restauration répond à son objectif : monter son affaire… « L’Institut m’a comblé je crois que j’ai su tirer parti de la quantité d’information disponible… Sans parler des profs : je ne sais pas s’ils réalisent qu’ils créent une famille de jeunes professionnels ! ».
Pour être au plus près de sa future clientèle, notre jet setter en devenir oriente ses stages vers deux établissements de circonstances : le Majestic à Cannes et le Byblos de Saint-Tropez. Dans le premier, il enrichit sa pratique à tous les postes, pour « mieux comprendre l’entreprise ». Au Byblos, il se spécialise dans le cost-control appliqué à la restauration : « c’est le meilleur été de ma vie », nous dit-il, mais avec Georges, difficile de savoir si c’est la gestion ou les piscines de champagne - ndlr : champagne on the rocks, LA boisson en vogue à Saint-Tropez - qui lui valent cet impérissable souvenir.
Notre oiseau migrateur reprend vite son envol pour les Etats-Unis, où son avenir l’attend. Après un bref passage en Floride, où il est « un trop petit poisson dans un trop grand étang », il jette son dévolu sur Bloomfield Hills, entre Chicago et Détroit. Il exerce en free lance comme organisateur et animateur d’événementiel autour de la gastronomie : cours, soirées, dégustations… Sa dernière manifestation ?
La soirée « Playboy » du Superbowl, le 4 février dernier, réunissant 2 000 personnes, rien que ça ! Comme aux échecs, Georges a plusieurs coups d’avance : son prochain projet est bien engagé. Il ouvrira au début de l’été sa propre enseigne « Georges : Traiteur » à Bloomfield Hills. Son but ? Créer l’enseigne avec un grand « E », ou plutôt avec un grand « G » comme Georges ! Les années de l’Institut sont déjà loin… Georges vit son rêve américain et ne laisse pas de place au hasard, ce n’est pas pour rien qu’un magazine l’a élu parmi « l’un des 10 hommes les plus élégants du Michigan ». Bonne chance l’Artiste.