04 JUILLET 2011
En résumé :
Le développement durable, l’écologie, la consommation locale…sont désormais des leviers d’actions stratégiques pour de nombreuses entreprises. Même si l’on constate des niveaux d’exigences différents selon les structures, les secteurs d’activités, les pays… La première raison de ces écarts reste bien souvent culturelle. Ainsi, on ne peut pas réellement imputer ces différences d'exigence à des questions de moyens : il existe de nombreuses petites entreprises qui, à leur niveau, œuvre dans le respect d’une charte éthique environnementale.
D’après Marcy Marpman, 80% des Américains se sentent concernés par les questions environnementales.
Cela se matérialise ensuite par deux types d’actions :
Nous pouvons citer pour exemple le tri des déchets (papier, plastique, organique…), les économies d’énergie (éteindre la lumière lorsque l’on sort d’une pièce), la réduction des impressions papier (on imprime que ce qui est utile), l’incitation au covoiturage, aux transports urbains… Autant de gestes pouvant être facilement mis en place dans de petites structures.
« Mais cela peut aller plus loin et s'étendre par exemple au design : lorsqu'une entreprise construit de nouveaux locaux ou rénove son bâtiment, elle se doit aujourd'hui de respecter les règles d'éco-construction. A ce niveau là, il est nécessaire de s'entourer de personnes qualifiées et suffisamment informées pour intégrer au sein de son entreprise, une politique de changement. Il faudra ensuite éduquer votre équipe et vos clients. C'est là qu'entre en jeu la communication. »
Et de préciser : « Certaines actions nécessitent réellement des moyens financiers. Mais pas toutes à grande échelle. Servir un café dans une tasse biodégradable coûte plus cher que de le servir dans une tasse en plastique traditionnelle. Mais si l'entreprise va jusqu'au bout de son engagement alors elle pourra par l'intermédiaire d'actions de communication, faire passer un message à ses clients. Ils seront peut-être ainsi fidélisés grâce à cet engagement qu'ils partagent. »
En ce sens, Accor a créé en 1994, son département « environnement » puis lancé depuis 2006, le programme Earth Guest. Et les premiers résultats sont encourageants puisque le groupe a reçu en 2010, l'Award « Tourism for tomorrow ».
Ainsi Accor tente de réinventer les hôtels de demain en instaurant avant tout un dialogue participatif avec ses employés. Laila Douieb nous commente : « il est important d'expliquer aux employés pourquoi nous nous devons de mener ces actions pour obtenir un "oui" de leur part. Ils se doivent d'être acteurs de ce processus et ne pas uniquement le subir. Pour cela nous devons leur donner les éléments pour comprendre pourquoi il est important ou non de le faire. »
Accor a donc défini des actions en faveur :
Et dans cette nouvelle politique, le client n'est pas en reste. Laila Douieb nous donne l'exemple suivant :
« Le client est encouragé à réutiliser sa serviette de bain autant que possible. En compensation, le message est clair : votre serviette de bain réutilisée permet de planter des arbres. Le ratio est de 5 serviettes réutilisées pour 1 arbre planté. Résultat : depuis 2009, 1200 hôtels ont participé à ce programme et 1.7 million d'arbres ont été plantés. »
En 2010, 12% du réseau Accor soutenait de manière très active les actions environnementales du groupe (7% d'augmentation en 4 ans) dont 100% des hôtels en propriété propre. Nul doute que le groupe veillera désormais à développer parmi ses franchisés, l'esprit "green" pour poursuivre dans la voie qu'il s'est tracé.
Télécharger la présentation d'Amelia Marpman
Télécharger la présentation de Laila Douieb
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