CHIA-CHING CHIANG
En fin de 3ème année de Management hôtellerie et restauration à l’Institut Paul Bocuse, Chia-Ching se sent déjà mélancolique car « trois ans ici, ça fait quelque chose ! »...
Chia-Ching a toujours vécu à Taipei, capitale de Taiwan. Puis, il y a trois ans, elle décide de partir à l’étranger pour suivre le cursus de formation dont elle a toujours rêvé, à l’instar de sa soeur et de son frère également venus en Europe pour étudier.
A 14 ans, Chia-Ching est déjà convaincue que l’univers de l’hôtellerie et de la restauration est fait pour elle. C’est son professeur de français qui lui parle de l’Institut Paul Bocuse, elle commence à rêver... Quelques années de patience et de formation généraliste plus tard, elle se rend donc à Paris et se donne un an pour parfaire sa pratique de la langue française.
L’expérience lui réussit doublement : elle le parle aujourd’hui avec justesse et limpidité, et puis vivre à Paris l’a conquise et décidée à prolonger son séjour en France...
Chia-Ching parle avec émotion de ces trois années qui touchent à leur fin, marquée par « l’ambiance très conviviale » en cours comme au Clipper, la résidence pour les étudiants de l’école, où elle a vécu pendant 3 ans.
C’est lors de ses stages effectués à Paris au Crillon au sein du « room service » puis à l’hôtel Plaza Athenée en tant qu’assistante gouvernante que Chia-Ching a fait ses premières armes dans le métier. Douce et réservée, elle a appris à manager avec calme et sérénité : « les clés de la réussite dans ce métier sont la passion, l’écoute et l’échange ».
Chia-Ching ne manque pas d’énergie et compte plusieurs cordes à son arc. Elle a reçu en 2005 le prix coup de coeur du jury des Jeunes Ambassadeurs de Rhône-Alpes pour l’organisation de la participation de Taïwan au Bocuse d’Or 2009. Son idée basée sur la participation des chefs taïwanais à ce concours international vise à valoriser la cuisine de son pays souvent oubliée dans l’ombre de la cuisine chinoise.
Au-delà de la qualité de la formation et des expériences en stage que propose l’école, Chia-Ching s’estime particulièrement chanceuse d’avoir pu « prendre du recul et entrevoir différentes manières d’aborder les choses, les cultures française et taïwanaise étant très différentes ».
Chia-Ching parle de la France, et spécialement de Paris, avec un large sourire. Une fois le stage terminé et le diplôme en poche, elle souhaite y trouver un travail pour ainsi prolonger son expérience avant de regagner son pays... peut-être un peu plus tard !