FRANCESCA BALDASSARA

La Dolce Vita…

« En Italie, on passe très tôt l’examen pour être une bonne cuisinière ». Francesca n’a pas échappé à la règle ! Sa grand-mère, pour qui bien manger est une religion, fut son premier guide. L’Institut a pris le relais. Et aujourd’hui, pour ceux d’entre vous qui auraient la chance de séjourner à Cassino, dans le centre de l’Italie, le bien manger a son adresse : Langolo Di Vino. Explications…
 

Dès ses 10 ans, Francesca a pris le chemin des fourneaux. Quand on grandit à Sora, près de Rome, certaines traditions sont incontournables. Francesca apprend très vite que chez elle, on ne badine pas avec la cuisine. Bien sûr, une fois son bac en poche, elle s’essaye aux sciences politiques, mais réalise très vite que pour elle, ce sera la gastronomie sinon rien. Et Francesca a pris sa décision. Ses parents l’ont vite compris. Après quelques recherches, c’est l’Institut Paul Bocuse qui arrive en tête de classement. Avec un prénom aussi symbolique, elle ne pouvait pas éviter sa rencontre avec la France !

Armée de son grec et de son latin, Francesca s’accoutume vite au Français. De sa première année au Clipper et de la suivante où elle vit à la Croix Rousse, elle n’a que de bons souvenirs. « La compta mis à part, je peux dire que tout m’a semblé taillé sur mesure, mais les chiffres n’ont jamais été mes amis. Le soutien pédagogique a aussi été essentiel : un grand merci à l’équipe, avec une dédicace pour Yvelise Dentzer, qui se reconnaîtra »… En ce qui concerne ses stages, elle vit sa première expérience entre les mains de Jacques Lameloise, en Bourgogne : « un maître, et un prof parfait ! ». Poissonnier, garde manger, saucier, elle passe par tous les postes. Comme à « La Pergola », à Rome, où le chef Heinz Beck lui propose même une embauche à l’issue des 6 mois de son deuxième stage. Elle passera un an à ses côtés, pour préparer l’ouverture d’un gastro. Une belle initiation au montage de projet, mais l’envie de voyager est plus forte. Francesca veut parfaire son anglais. Elle s’envole pour l’Irlande, dans un hôtel 5 étoiles, le « Hayfield Manor ». Le chef français qui l’a recrutée part peu après. Un peu déçue de cette rencontre ratée, elle n’y passera que 10 mois.

La suite, vous la devinez presque : Langolo Di Vino, c’est le restaurant de Francesca et de son futur mari. Vous l’aurez compris, c’est avant tout une histoire d’amour. Après sa balade irlandaise, Francesca quitte le clan Hayfield pour revenir quelques temps en Italie, y soigner ses yeux. Pendant sa convalescence, à Cassino, elle dîne un peu trop souvent dans un petit restaurant où elle craque pour les plats et aussi pour l’élu de son coeur, sommelier à ses heures. Et comme le hasard fait si bien les choses, ils décident de lancer ensemble leur première affaire. « Langolo Di Vino, c’est une approche différente du repas : nous avons équilibré déco, cuisine, ambiance et vin pour créer une atmosphère où les clients se sentent chez eux. Et nous sommes en train de réaliser ce rêve ». Leur prochaine étape, c’est l’ouverture d’un deuxième établissement qui les rapprocherait de leur domicile… De tout son parcours, ce qu’elle nous livre vaut de l’or : « ce métier semble dur, mais je peux vous promettre qu’il y a plus de bons que de mauvais côtés ! ». Pas belle, la vie ?