JUN-JUN HUANG
Le mot est lâché : vous cherchez une perfectionniste ? Demandez Jun-Jun. Le hasard n’a pas de place dans sa vie : elle fourmille de projets, saisit les opportunités, chaque expérience façonne son avenir. 21 ans, la vie devant elle, mais elle fonce !...
Jun-Jun affirme dès 15 ans son projet professionnel : le management, un point c’est tout. Parlant déjà anglais et mandarin, elle confirme ses facultés via trois ans de lycée et deux en université, à l’école de langue de Wenzaou où elle apprend le français. « Les langues, les études sont des outils pour exercer le mieux possible ma discipline... ». Mais l’hôtellerie, pour elle, c’est particulier : son père restaurateur, sa mère, conseillère avisée, l’aident à mûrir peu à peu sa vocation. Décidant d’allier voyages et savoir, Jun-Jun s’envole pour l’Europe, rejoindre l’Institut et apprendre la technique de M. Paul Bocuse, « dont la réputation n’est plus à faire... »
Même si tout n’est pas toujours facile, la vie au Clipper, la communauté et « l’ambiance très famille » lui font oublier les difficultés de parcours et comme à son habitude, elle relève le challenge. Tant et si bien que son premier stage, au Carlton Intercontinental de Cannes, la propulse au rang de « House keeping » : « gouvernante, c’est un poste charnière où je me sens à l’aise, on voit tout, on sait tout et on est en permanence confronté aux petits problèmes du quotidien... ». « En plus, j’ai pu voir de près les coulisses du film « 4 étoiles » - tourné au Carlton -, connaître l’ambiance du festival et visiter le Sud de la France ! » dévoile-t-elle avec un regard malicieux.
Le deuxième stage, qu’elle vient d’intégrer, se déroule au restaurant Drouant, à Paris. Au programme : développement commercial et marketing, gestion d’équipe. Tiens tiens...
Jun-Jun a trouvé son credo, la fonction de gouvernante semble lui correspondre : « c’est vrai, cette responsabilité me plaît bien : il faut allier observation, rigueur, réactivité et flexibilité, des valeurs avec lesquelles je me sens en phase... » confie-t-elle à demi mots, car sa modestie la fait rougir. Mais avant de se poser, elle doit d’abord accomplir le redoutable cahier des charges qu’elle s’est fixée : voyager, finaliser ses études par un Master aux States - « pourquoi pas à New-York ? » -, apprendre l’espagnol, le japonais, écrire un livre sur le petit déjeuner, et retourner en Asie pour s’y installer... Ouf ! Projets, vous avez dit projet ?! « J’en veux toujours plus, mais l’Institut nous pousse dans ce sens, non ? » plaisante-t-elle. Son but ultime : voir tous les courants, développer sa propre méthode de management et la mettre en pratique. Utopique, dirons certains, mais, pour l’avoir rencontré, impossible n’est pas Jun-Jun...