LUIS ALONSO
A 18 ans, le bac en poche, Luis nourrit trois projets professionnels assez différents : la biologie, l’architecture et la cuisine. Son choix se porte sur ce dernier car c’est selon lui « le plus raisonnable des trois » ?! Il confesse par ailleurs que ce sont aussi les opportunités de voyages que les métiers de la restauration proposent qui ont fait pencher la balance. Il s’avère que pour Luis, « la cuisine a toujours été une affaire de famille ». A Madrid, en Espagne, c’est auprès de sa mère et de sa grand-mère qu’il en apprend les rudiments. En curieux lecteur du quotidien espagnol El Mundo, il découvre l’Institut Paul Bocuse et se lance !
L’instruction des arts culinaires dispensée à l’Institut Paul Bocuse est une grande nouveauté pour lui.
L’ambiance au Clipper, la résidence étudiante de l’école où il habite, est propice aux rencontres et à l’échange, dans toutes les langues. En stage de première année en Bourgogne à l’hôtel restaurant Lameloise (3 étoiles au guide Michelin), Luis fait ses premiers pas en cuisine auprès d’un chef très présent et exigeant. Il découvre aussi un autre visage de la France, plus rural et traditionnel, ainsi que ses grands vins.
Après un deuxième stage qui le mène au Château de La Chèvre d’Or près de Nice auprès du chef Philippe Labbé, il poursuit son cursus en licence professionnelle, une année pendant laquelle les étudiants s’éloignent partiellement des cuisines pour se plonger dans des cours complémentaires de gestion et de finance.
Il choisit les Etats-Unis pour clore sa formation et entre à l’hôtel St Regis de Dana Point, une petite ville de la côte Californienne près de San Diego. Séduit par le profil de Luis, sa maîtrise de la langue et de la cuisine française, le chef français Frédéric Castan (alors récemment arrivé dans l’hôtel) le recrute au poste de chef de partie junior.
Depuis février 2007, Luis est en charge de la cuisine pour les banquets et les événements de la salle des congrès. C’est à ce poste qu’il s’épanouit particulièrement et se voit évoluer... Cela lui donne même des idées, car il aime l’événementiel et pourrait bien un jour ou l’autre ouvrir sa propre enseigne de retour en Europe.
S’il dit avoir eu peur de se lancer, Luis est heureux : « c’est une nouvelle vie, épanouie et enrichie par ses voyages et ses rencontres ».