SHIN-CHEN PU

L'Institut en 3 mots ? La forme, le goût, le coeur...

Shin-Chen a 30 ans et la cuisine, c’est toute sa vie : « une passion ». Pourtant, quand elle a commencé, à 20 ans, c’était plutôt, comme elle dit, « un job alimentaire ». « C’est arrivé comme ça », rajoute-t-elle. A l’écouter, cela paraît facile, et pourtant...

Derrière sa web-cam, en tenue de cuisine, Shin-Chen commence à nous raconter son parcours à grands coups de « un peu » ou de « j’ai essayé » : elle a fait mieux que ça. Originaire de Taïwan, parlant le mandarin et « un peu » le japonais, elle visite la France durant un voyage découverte organisé par son école hôtelière, où elle apprend la gestion de la restauration.
L’orientation plutôt « service » de sa formation la pousse vers les Arts culinaires. Elle profite de l’occasion pour rencontrer l’Institut Paul Bocuse, recommandé par un de ses profs, et fait valoir ses différentes qualifications « terrain » acquises dans le restaurant d’un ami : serveuse, barmaid, cuisinière...
Inutile de préciser que son profil est retenu !

Sur l’Institut, Shin-Chen déclare : « les cours ne sont pas là seulement pour pratiquer, mais aussi pour affiner le palais ». Elle savoure donc ses années Institut Paul Bocuse, apprenant de chaque professeur :
« Le Chef Franck Petagna est impressionnant, les cours d’oenologie de Philippe Rispal sont passionnants... » dit-elle nostalgiquement. Pour son premier stage, elle rejoint les brigades de Philippe Gauvreau, chef du restaurant La Rotonde, au Casino Le Lyon Vert. Son relationnel avec l’équipe lui fait assumer rapidement des responsabilités dans un univers plutôt tourné vers les banquets. En deuxième année, c’est le traiteur Lenôtre qui lui ouvre ses portes : là, elle confirme ses talents et développe encore ses compétences dans le banqueting. Cette année, pour son perfectionnement, elle est à nouveau chez Lenôtre à Paris, en cuisine, mais travaille désormais au développement de fiches techniques sur les plats et fait de la recherche sur les desserts... Voilà déjà de quoi préparer un bel avenir !

Quand on lui demande son bilan sur l’Institut, elle nous livre sa vision : « en première année, on apprend la forme, en deuxième année, c’est le goût qui est à l’honneur, et en dernière année, c’est plutôt le coeur, l’âme que l’on confère à nos créations... ». On comprend, à l’entendre, que l’on parle « d’art culinaire ». Rien d’étonnant, face à tant de créativité, que Shin-Chen ait déjà une idée assez précise de son projet : « voyager encore, puis à terme retourner au pays pour y créer une cuisine fusion Français / Taïwanais, via une prestation de banqueting, facilement exploitable car sans locaux d’accueil, et souvent proposé pour d’heureuses occasions... ». « Shin-Chen Traiteur », ça sonne bien, non ?