20 JANVIER 2012
Il ne faut pas se fier aux apparences : derrière le sourire enjoué de Nicolas Le Baux se cachent une détermination et une énergie sans égales. Quelques extraits d’une belle rencontre.
« Après avoir grandi au Chili et vécu aux Etats-Unis, j’avais envie de revenir en France pour étudier les arts culinaires. J’ai choisi la cuisine parce que j’avais envie d’un métier qui accorde de l’importance au travail manuel et créatif. Je voulais aussi connaître une grande liberté dans mon travail.
Même si le travail dans la cuisine est vraiment difficile, soumis à une hiérarchie très forte, c’est celui qui me permettra d’atteindre la liberté à laquelle j’aspire. La liberté d’entreprendre, de créer, de surprendre, de voyager et de vivre l’aventure.
Ma première année d’étude à l’Institut était passionnante : j’ai appris énormément de choses : tout ce qui a été indispensable pour partir en stage.
Le premier stage après la première année, c’est un moment formidable, inoubliable ! Moi, j’ai eu la chance de le faire au restaurant Guy Lassausaie, à Chasselay, Meilleur Ouvrier de France et deux étoiles Michelin !
Pendant le stage, j’ai fait des progrès qui m’ont moi-même surpris. J’ai appris à faire plus vite, et à faire mieux, et à faire encore plus vite parce que c’est mieux fait. Je m’explique : en cuisine, il y a une grosse pression pour travailler le plus vite possible mais avec une qualité parfaite. J’ai dû apprendre à travailler plus rapidement, avec plus de précision, ce qui évite de devoir tout refaire s'il y a une toute petite erreur, et j’ai développé une meilleure organisation qui évite les gestes inutiles !
Au début, il me fallait 15 mn pour éplucher correctement une botte d’asperge ; un mois après, 5 mn suffisaient pour de plus belles asperges, plus régulières… Mun Seok Kim, diplômé de l’Institut en 2010, travaillait chez Lassausaie pendant mon stage ; il m’a beaucoup aidé et m’a donné de bons conseils pour que je puisse ensuite rédiger mon rapport de stage.
Le rapport de stage, c’est un gros travail, très intéressant à faire en deuxième année. Ca nous permet de prendre du recul sur l’expérience vécue, et de mesurer les progrès réalisés. Je remercie beaucoup Mun Seok qui m’a encouragé pour faire ce travail de rapport de stage, et je suis très heureux d’avoir eu une très bonne note »
Nicolas a eu plus de 17 sur 20, ce qui est la meilleure note en rapport de stage, mais il reste modeste et ne le mentionne pas, préférant remercier Mun Seok, les chefs et les professeurs de l’Institut qui l’accompagnent au quotidien, et surtout ses parents. « Ils me font confiance et m’encouragent à vivre mes rêves… »
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